FARE dans le rapport d'activité 2025 d'INRAE

FARE dans le rapport d'activité 2025 d'INRAE

Ce rapport revient sur une année riche en découvertes scientifiques, en coopérations et en innovations, rendues possibles par l’engagement des femmes et hommes de l’institut. Un fait marquant des travaux de FARE est mis en avant dans ce rapport.

Dans le cadre d'un projet commun entre FARE et l'UR FRISE, en partenariat avec le synchrotron SOLEIL, et grâce à un financement du Département Transform, l'objectif était de mieux connaître les propriétés des fibres capillaires naturelles pour développer des solutions de rétention d’eau bio-inspirées pour le milieu urbain.

Les fibres naturelles sont bien connues pour leur grande efficacité dans les applications d’évaporation et d’humidification, ce qui en fait une solution prometteuse pour les procédés de refroidissement lors des vagues de chaleur. Reproduire les mécanismes d’évapotranspiration des arbres est essentiel pour concevoir des mèches fibreuses optimales dans des dispositifs de type canopée bio-inspirée en milieu urbain. Les chercheurs ont examiné les propriétés de rétention d’eau de différents fils afin d’expliquer les hauteurs observées de montée d’eau dans les échantillons. Les propriétés de rétention d’eau varient de moins de 10 % à plus de 20 % de la masse sèche, reflétant desdifférences marquées de mouillabilité. Cependant, la hauteur finale de la montée d’eau dépend principalement de la structure du fil. Des scans tomographiques répétés montrent que l’eau s’élève d’abord dans les zones à forte densité de fibres. La compétition entre forces capillaires et forces de tension provoque des déplacements, redistribuant localement la densité des fibres. Dans les fibres végétales, le gonflement amplifie ces déplacements et les propage le long de l’axe de la mèche.

Cette étude propose un cadre intégré pour optimiser le transport de l’eau à travers des assemblages textiles à entraînement capillaire, avec des implications directes pour la conception de mèches efficaces dans les systèmes de refroidissement par pulvérisation.

A lire : Rapport d'activité 2025 d'INRAE (p. 23 pour le fait marquant en lien avec les travaux ci-dessus)