Soutenance de thèse d'Abderrahim BOUHENACHE

Soutenance de thèse d'Abderrahim BOUHENACHE

Abderrahim a soutenu sa thèse de doctorat le 10 février intitulée "Impacts du changement climatique sur la production agricole et l'utilisation de l'azote : étude de cas sur le maïs dans des conditions de précipitations extrêmes au Zimbabwe sub-humide".

Bravo à Abderrahim qui a brillamment soutenu sa thèse dans le cadre d'un projet mené entre FARE et l'UPR AIDA du CIRAD, sous la direction de Gwenaëlle LASHERMES et Rémi CARDINAEL (AIDA) et la supervision de Hugues CLIVOT et Sylvie RECOUS.

Le jury était constitué de :

Lionel Alletto, Directeur de Recherche INRAE (rapporteur)
Christine Watson, Professeure, Scotland's Rural College (rapporteur)
Shamie Zingore, Research and Development Director, APNI (examinateur)
Marie Launay, Ingénieure de Recherche INRAE (examinatrice)
Regis Chikowo, Professeur, University of Zimbabwe (invité)

Résumé :
La variabilité intra-saisonnière des pluies et la fréquence croissante des événements extrêmes secs et humides menacent la production pluviale de maïs en Afrique subsaharienne. Cette thèse évalue les effets des régimes pluviométriques, de la fertilisation azotée et du paillage par résidus de culture sur la productivité, l’utilisation de N et la décomposition des résidus, dans des conditions de terrain subhumides au Zimbabwe. Les expérimentations montrent que la distribution intra-saisonnière des pluies contrôle majoritairement la variabilité des rendements. Les événements de fortes pluies peuvent accroître le rendement lorsqu’ils coïncident avec une sécheresse, tandis que le paillage présente des effets limités sur la biomasse, l’absorption de N et le microclimat du sol. La décomposition des résidus est fortement limitée par la sécheresse, réduisant le recyclage des nutriments. Le suivi de l’azote au ¹⁵N révèle un faible recouvrement par le maïs sous conditions sèches et pluies irrégulières, associé à un risque élevé de pertes de N résiduel dans le sol. Dans l’ensemble, ces résultats soulignent que l’efficacité des pratiques culturales dépend fortement des régimes pluviométriques et que l’intensification durable doit intégrer la variabilité intra-saisonnière afin d’améliorer la résilience et la productivité des systèmes de maïs pluvial en Afrique subsaharienne.

Thèse Abderrahim